vendredi 6 janvier 2012

La terre des mensonges de Anne B. Ragde


La terre des mensonges

Après la mort de leur mère, trois frères que tout sépare se retrouvent dans la ferme familiale. Tor,
l'aîné, se consacre à l'élevage de porcs, Margido dirige une entreprise de pompes funèbres et Erlend est décorateur de vitrines à Copenhague. Les retrouvailles s'annoncent mouvementées : la tension atteint son paroxysme lorsque la question de l'héritage amène le père de famille à révéler un terrible secret.

Note : 9/10

Tuer le père de Amélie Nothomb


Tuer le père de Amélie Nothomb

« Amélie Nothomb sait ménager les rebondissements, façonner le suspense, jouer sur les mots et les situations. Elle excelle même dans ce registre. Le résultat est un petit livre cruel et dur, non dénoué de cet humour purement nothombien Attention, ça crépite ! »

Note : 8/10

Mon avis :
Le sujet du livre m'as un peu freiner : Le poker ! donc, j'ai emprunté ce livre presque à reculons. Mais j'ai fait confiance à Amelie, et la magie du Nevada a opéré sur moi avec cette histoire abracadabrante . J'ai beaucoup aimé ce livre, même si les Nothomb que je préfère son ses pseudo autobiographie.






50 états, 50 billets , le challenge :Nevada.
L'histoire ce passe à Las Vegas et à Burning Man, une ville éphémère du Nevada.


Le problème avec Jane de Catherine Cusset


Le problème avec Jane

Sans aucun doute, Catherine Cusset est une bonne technicienne : Le Problème avec Jane est construit autour d'une intrigue savamment ficelée qui ne manque ni de rebondissements en tout genre, ni de suspense. Son héroïne, jeune professeur de lettres aux États-Unis, reçoit un jour un manuscrit qui reprend point par point l'existence qu'elle a menée depuis dix ans. Le texte n'est pas signé. Qui l'a écrit ? Ce sera le fil rouge du roman. Si l'auteur, via son personnage, ne cesse de se référer à la "grande littérature", le livre quant à lui ne peut s'en réclamer. L'écriture y est conventionnelle et fade. Les dialogues ressemblent à ceux des mauvais téléfilms. La fin ne nous épargne même pas le happy end.
Note : 9/10

84 Charing Cross Road - Helene Hanff

84 Charing Cross Road (cc)

Une authentique et délicieuse correspondance échangée pendant vingt ans (de 1949 à 1969) entre Helene Hanff, scénariste new-yorkaise passionnée de livres et les employés de la librairie Mark & Co., 84, Charing Cross Road à Londres, spécialisée dans les titres épuisés. Frank Doel, le premier et principal interlocuteur de mademoiselle Hanff, est chargé d'assouvir l'insatiable soif littéraire de sa cliente américaine. Son dévouement, sa délicatesse et sa réserve toute britannique touchent la new-yorkaise, exigeante et avide d'éditions originales, de textes rares introuvables aux États-Unis, "Londres est bien plus près de mon bureau que la 17e Rue", a-t-elle décrété. Très vite, un ton chaleureux et intime s'installe entre les correspondants. La générosité, la vivacité, l'extravagance et l'humour d'Helene attisent la curiosité du personnel de la petite librairie et des proches de Frank Doel, qui à leur tour, participent à cet échange épistolaire. Une véritable et extraordinaire amitié par correspondance s'installe entre les protagonistes.

Des lettres très émouvantes, pleines de charme et d'humour qui rappellent combien les livres et les librairies tiennent une place importante dans notre vie. Un roman qui incontestablement remue et ravit. 84, Charing Cross Road , traduit pour la première fois en français est un succès depuis les années 1970 en Angleterre et aux États-Unis. --Nathalie Jungerman -

Note : 8/10

Désolations - David Vann

Désolations de David Vann
Sur les rives d'un lac glaciaire au coeur de la péninsule de Kenai, en Alaska, Irene et Gary ont construit leur vie, élevé deux enfants aujourd'hui adultes. Mais après trente années d'une vie sans éclat, Gary est déterminé à bâtir sur un îlot désolé la cabane dont il a toujours rêvé. Irene se résout à l'accompagner en dépit des inexplicables maux de tête qui l'assaillent et ne lui laissent aucun répit. Entraînée malgré elle dans l'obsession de son mari, elle le voit peu à peu s'enliser dans ce projet démesuré. Leur fille Rhoda, toute à ses propres rêves de vie de famille, devient le témoin du face-à-face de ses parents, tandis que s'annonce un hiver précoce et violent qui rendra l'îlot encore plus inaccessible. Après Sukkwan Island, couronné par le Prix Médicis 2010, le second roman de David Vann est une oeuvre magistrale sur l'amour et la solitude. Désolations confirme le talent infini de son auteur à explorer les faiblesses et les vérités de l'âme humaine.

Premier paragraphe :
MA MÈRE N’ÉTAIT PAS RÉELLE. Elle était un rêve ancien, un espoir. Elle était un lieu. Neigeux, comme ici, et froid. Une maison en bois sur une colline au-dessus d’une rivière. Une journée couverte, la vieille peinture blanche des bâtiments rendue étrangement brillante par la lumière emprisonnée, et je rentrais de l’école. J’avais dix ans, j’avançais seule, j’avançais à travers les amas de neige sale dans le jardin, j’avançais jusqu’à notre porche étroit. Je ne me souviens pas du cours exact de mes pensées en cet instant, je ne me rappelle pas qui j’étais ni ce que je ressentais. Tout cela a disparu, effacé. J’ai ouvert notre porte d’entrée et j’ai trouvé ma mère pendue aux chevrons. Je suis désolée, ai-je dit, puis j’ai reculé avant de refermer la porte. J’étais à nouveau dehors, sous le porche.

Note : 8/10

Mon avis :David Vann est un auteur que je vais suivre, car non seulement il écrit bien, mais en plus ces Histoires se déroulent en Alaska, et moi, j'adore l'Alaska.

Son premier livre, Sukkwan Island ma littéralement scotchée, je l'ai lu d'une traire, impossible de le poser, alors quand j'ai vu qu'il en avait sorti un deuxième je me suis jetée dessus et Desolation ne m'a pas déçu, c'est un huit clos comme je les aime ou tout peu arrivé, l'atmosphère y est lourde, pesante, bref un pur bonheur de lecture.

Rencontre avec David Vann à l'occasion de la publication de  "Désolation"




50 états, 50 billets , le challenge :Alaska.
L'histoire ce passe sur Caribou Island.



Les Saisons de la solitude - Joseph Boyden


Les Saisons de la solitude de Joseph Boyden


Will, un ancien trappeur, est dans le coma après avoir été agressé ; c’est Annie, sa nièce, de retour d'un long voyage, qui veille sur lui, qui lui parle. Dans une communion silencieuse, ces deux êtres évoquent leurs douleurs les plus secrètes, celles de leur peuple, les Indiens Anishabe. De l'immensité sauvage des forêts canadiennes aux gratte-ciel de Manhattan, c’est le choc de deux mondes, de deux cultures, que décrit l’auteur. Ce roman saisissant, deuxième volet du triptyque inauguré par Le Chemin des âmes, a été couronné par le plus grand prix littéraire canadien, le Giller Prize.

Un magnifique roman à deux voix, tout à la fois thriller et chant d’amour à un peuple maltraité par l’histoire et par l’homme blanc. Alexis Liebaert, Marianne.

Si vous aimez Jim Harrison… vous aimerez Joseph Boyden. Clémentine Goldszal, Elle.

En trois livres, le romancier canadien s’est imposé, à côté de Louise Erdrich ou de David Treuer, comme une des voix les singulières de la littérature d’Amérique du Nord. Christophe Mercier, Le Figaro littéraire.


Note : 8/10



Les Saisons de la solitude

Le coeur régulier - Olivier Adam

Le coeur régulier - Olivier Adam



Un accident de voiture qui ressemble à un suicide : Nathan est mort. Depuis, sa soeur Sarah ne se reconnaît plus dans sa vie. Le coeur en cavale, elle s'enfuit au Japon dans un petit village au pied des falaises. Nathan prétendait avoir trouvé la paix là-bas, auprès d'un certain Natsume. En revisitant les lieux d'élection de son frère, Sarah a l'espoir de se rapprocher, une dernière fois, de lui. Mais c'est sa propre histoire qu'elle va redécouvrir, à ses risques et périls.









Note : 7/10
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Le convoi de l'eau - Akira Yoshimora

Le convoi de l'eau - Akira Yoshimora


Un homme étrange s’engage au sein d’une équipe chargée de construire un barrage en haute montagne. Perdu dans la brume, tout au fond d’une vallée mal connue, se révèlent les contours d’un hameau, mais les travaux ne sont pas remis en question par cette découverte: le village sera englouti sous les eaux. Au cours de ce terrible chantier, le destin de cet homme entre en résonance avec celui de la petite communauté condamnée à l’exil. A la veille du départ qui leur est imposé, il observe les premières silhouettes alignées sur le sentier escarpé. Elles sont innombrables et portent sur leur dos un singulier fardeau. Des images de toute beauté, inoubliables.



Note : 8.5/10

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