vendredi 24 août 2012

Visions de Gérard - Jack Kerouac

Premier paragraphe :
Gérard Duluoz est né en 1917 ; ce petit enfant débile souffrait d'un rhumatisme au cœur et de bien d'autres complications qui firent de lui un enfant malade pendant la plus grande partie de sa vie, laquelle s'acheva en juillet 1926, alors qu'il avait 9 ans.

L'histoire :
" Gérard Duluoz naquit en 1917 ; ce petit enfant débile souffrait d'un rhumatisme au coeur et de bien d'autres complications qui firent de lui un grand malade... Il mourut à l'âge de neuf ans... " Ainsi commence l'ouvrage le plus émouvant qu'ait écrit Kerouac. C'est sa petite enfance que l'auteur fait revivre dans ces pages, les quatre années passées en compagnie de son frère, son ami, qui lui enseigna la tendresse et la générosité. Nous sommes en Nouvelle-Angleterre, dans le quartier canadien français de Lowell, non loin du Merrimac. Nous assistons à la lente agonie d'un être délicat, ami et protecteur de tout ce qui est faible, et qui souffre. Nous partageons les joies, les angoisses, les souffrances, les premiers chocs de Gérard lorsqu'il libère une souris prise au piège, appelle les petits oiseaux qui se pressent à sa fenêtre, confesse ses péchés au père Lalumière et prend conscience de la réalité de la mort. Quand il n'est pas cloué au lit par la maladie, Gérard brave le vent d'hiver, prie à l'église avec ferveur, et va en classe ; c'est là qu'il s'endort un jour et voit dans un rêve la Sainte Vierge au Paradis. Cet être béni a marqué à jamais la mémoire de Ti Jean, son frère, et celui-ci, devenu homme, se penche sur son passé pour faire revivre ses souvenirs et dépeindre les visions qu'ils lui suggèrent. Visions de Gérard est un livre sur l'enfance. Dans un langage dru et imagé, imprégné d'un lyrisme qui fera date dans l'histoire de la littérature américaine, Kerouac nous livre l'expression la plus achevée de son message poétique et métaphysique


Note : 7/10
Mon avis :
Vison de Gérard est le premier livre de Jack Kérouac que je lis, j'ai ouvert cet ouvrage non sans une petite appréhension, car Kerouac n'est pas réputé pour être un auteur facile à lire.
Je le connaissais de nom, bien sûr, mais c’est avec le Film La route que j'ai découvert l'univers de l'auteur, et même si dans la salle peu de gens étaient de mon avis, moi j'ai adoré le film !
Alors me voilà avec ce premier livre dans les mains, et la stupeur ! J'ai trouvé le premier chapitre juste incompréhensible, ça part dans tous les sens, sans vouloir dire grand-chose, j'ai eu peur que mon aventure Kérouacaise s'arrête ici. Mais, dès le chapitre suivant tous est devenue limpide, clair comme de l'eau de roche, oublier ce premier chapitre désastreux, l'auteur m'a laissée entré dans son univers pour mon plus grand bonheur.
Cette vision de Gérard est très touchante, car Gérard est un petit être très sensible aux malheurs des autres qui adore la nature et les animaux. C'est quelqu'un de très croyant, il se confesse souvent et vois le paradis en rêve. Gérard est intelligent, pro du mécano, mais il est très malade et ne survivra pas à ses neuf ans. C'est Ti jean, alias jack, qui nous raconte ses dernières années vu par ses yeux de petit garçon de quatre ans.

Extraits : 
«  mais la naissance et les tendre années que nous prenons pour de véritables événements dans le phénomène que l'on appelle l'existence, nous qui nous imaginons que quelques choses survient, ont fait de Gérard, fils d' Émile, au lieu d'un homme que l'on peut peser et discuter, un ange de la tendre naissance et des tendres années »  p.148

«  Bénissez mon âme , la mort est le seul sujet qui vaille la peine, car elle marque la fin de l'illusion et de l'erreur -   la mort , c'est l'autre face de la même pièce de monnaie, que nous appelons maintenant la vie »  p.155

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